Les balades autour de Capestang


 

Balade reportée à une date ultérieure en raison des fortes pluies de ces derniers jours (terrain impraticable)

En balade « au bord de l’étang"

le samedi 27 novembre 2021

Devant le succès de notre première balade « de Pech en Pech » au mois de septembre, l’association « Capestang, plus de 1000 ans d’Histoire » propose une nouvelle promenade instructive, l’après-midi du samedi 27 novembre, le long des rives de l’étang, côté Est, entre le Mas Rouanet et le hameau du Viala.
Pendant environ trois heures, nous découvrirons en marchant quelques aspects du patrimoine naturel et historique : la formation géologique de la dépression occupée par l’étang, son écosystème caractéristique, les projets d’assèchement avec les pompes du Passot…, le tout enrichi d’anecdotes pour lesquelles nous comptons aussi sur les souvenirs des participants.
Le lieu de rassemblement est le parking de la salle polyvalente Nelson Mandela, à Capestang, avant 13 heures 30. À cette heure-là, nous rejoindrons en convoi automobile le point de départ de la balade, à proximité du Mas Rouanet, par la route de Poilhes et l’embranchement vers le Viala.
L’itinéraire, d’environ 6 kilomètres, ne présente pas de difficulté, et aucune déclivité. Étant en plein-air, le Pass sanitaire n’est pas obligatoire, non plus que le port du masque si la distanciation reste respectée.
Un goûter fait maison et une boisson chaude seront offerts à l'issue de la ballade, dans l'un des bistrots de Capestang.
Inscription par mail : capestang.histoire.patrimoines@gmail.com ou par téléphone : 06 82 87 70 78
 

 

« On a marché sur les Pechs… » 18/09/2021

Non, ceci n’est pas le reportage du dernier exploit spatial… Aucune planète extraterrestre n’a été foulée par notre vingtaine d’aventuriers… Nul besoin de la fusée d’un milliardaire pour s’embarquer dans cette expédition-là…

 

C’était juste la première balade organisée par la nouvelle association « Capestang, plus de 1000 ans d’Histoire », dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, ce samedi 18 septembre. Trois heures de marche, pour six kilomètres en orbite autour du village, ponctués de stations qui n’avaient rien de spatiales, car bien « terre à terre » !

 

Car c’était bien le sujet, la Terre… celle que des dizaines de générations ont labourées, depuis les villas gallo-romaines des Nicoules ou des Connagues, en passant par les domaines médiévaux disparus de la Clavarié ou Saint-Jaume. Et bien avant eux, les sédiments accumulés pendant des millions d’années, dans lesquels l’érosion a sculpté les fameux « pechs », et mis au jour ces énormes fossiles d’huîtres…

 

Comment, des coquillages, ici ? Mais la mer est à plus de vingt kilomètres à vol d’oiseau ! Serait-ce une preuve du déluge biblique, qui aurait submergé les montagnes ? L’explication géologique vint alors nous éclairer, à l’ombre muette de la Croix de Pagès. Car si l’eau de la mer s’est aujourd’hui retirée au loin, il en reste sous nos pieds, qui désaltéra nos ancêtres, comme le prouve le nom du lieu-dit de Fonclare, la « source limpide » d’après les racines latines et occitanes, avant qu’un Jean de Florette languedocien ne la perdit…

 

Après ce décollage, sous la conduite experte mais souriante de Jacques et Philippe, nos « patrimoinautes » ont enfin pris de l’altitude pour observer de loin la constellation scintillante de l’étang de Capestang. En fait, leur attention a plutôt été attirée, vers le nord, par les courbes bleutées d’une jeune géante nommée Cébenna, dont la triste légende leur fut contée. C’était la femme couchée de la montagne du Caroux, une galaxie inaccessible…

 

Hélas, il était déjà temps de redescendre sur Terre, et ce fut en empruntant la voie du chemin de fer, du moins ce qu’il en reste, c’est-à-dire de splendides ouvrages d’art. Ponts de Bel-Air ou de Saïsses, ah, les tailleurs de pierre et les maçons s’y connaissaient, pour que leur œuvre traverse les siècles sans une ride ! Quel dommage que les voyageurs n’en aient profité que douze courtes années, de 1923 à 1935 !

 

Elle avait pourtant fière allure, cette loco crachant sa vapeur, piaffant sur ses rails frémissants… C’est alors qu’un certain Péacha, qui partageait notre vol orbital, ne put se retenir de se vanter de la surclasser avec son vélo, et puis perdit de vue notre convoi pour on ne sait quelle raison… Fort heureusement, il nous rattrapa sur le terrain d’atterrissage, alors que les cloches de la Collégiale sonnaient douze fois pour accueillir le retour sans encombre de l’expédition !

 

Fort de cette mission réussie, l’association a déjà décidé de la renouveler dans un avenir proche. Nous vous tiendrons naturellement informés de la date d’embarquement !

 

Philippe Barjaud.