Le château de Capestang

Huit siècles d'Histoire au cœur de la ville


Au XIIe siècle, déjà résidence des archevêques de Narbonne


L’existence du château de Capestang, seigneurie de l’archevêque de Narbonne est mentionnée dans les textes dès 1166.

 

Au XIIe siècle, le château est alors composé de deux corps de bâtiments, disposés en L de part et d’autre d’une tour-donjon carrée, avec dans l’aile sud, au rez-de-chaussée, une galerie à arcades ouvrant sur la cour.

 

La tour d’angle abritait sans doute une chapelle dédiée à Saint Nicolas.

 

Le château ouvrait au sud vers la ville et sur le
« plan du château » par le porche actuel.

 

Au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, l’arche­vêque Pons d’Arsac met en défense la façade sud du château, grâce à la construction de mâchicoulis sur arcs.

 

Proposition de reconstitution du château au début du XIIe siècle
(F. Mazeran, architecte du patrimoine)


Façade sud à mâchicoulis sur arcs

(Seconde moitié du XIIe siècle, restaurée en 2010)

 


Aux XIIIe et XIVe siècle, un petit palais-forteresse


Au milieu du XIIIe siècle, l’archevêque, très présent dans la ville transforme son château en véritable forteresse. La résidence de l’archevêque devient un château à cour, fermée par des courtines de 10 m de haut, flanquées à chaque angle, sauf au nord-est, d’une tour circulaire.

 

Dans ce nouvel édifice est aménagée une salle dans laquelle se tient la cour de justice, exer­cée par l’archevêque. Le prélat y dispose, comme à Narbonne, d’un petit palais mais de dimensions plus modestes.

 

La restauration puis la décoration du corps de logis sont réalisés par deux archevêques : Gilles Aycelin (1287-1311) et Bernard de Fargues (1311-1341) commandi­taire de la décoration des murs de l’aula.

C’est ensuite sous la prélature de Jean d’Harcourt, grand personnage du Royaume, que la salle du château ou tinel est transformée. L’archevêque, qui exerce son mandat de 1436 à 1452, fait d’abord recomposer le volume de la grande salle d’apparat et installe un plafond à poutres et solives avec un magnifique décor peint.

 

 


Tamen a proposito, inquam, aberramus. Non igitur potestis voluptate omnia dirigentes aut tueri aut retinere virtutem.